En Suisse, 800'000 seniors souhaiteraient davantage de compagnie

La nouvelle enquête réalisée par Pro Senectute Suisse auprès de la population, intitulée «Les relations chez les seniors», montre que les personnes âgées entretiennent le plus souvent des liens sociaux, mais que la solitude reste un défi majeur pour la société. En Suisse, la grande majorité des personnes de plus de 60 ans sont bien intégrées socialement. Pourtant, quelque 140'000 personnes âgées déplorent un manque fréquent de compagnie, et plusieurs centaines de milliers se sentent seules au moins occasionnellement. Les personnes veuves, divorcées et celles disposant d’un faible revenu sont particulièrement touchées.

1 octobre 2026

Selon la nouvelle enquête représentative menée par Pro Senectute Suisse, 71 % des personnes âgées de 60 ans et plus vivent en couple. La plupart de ces relations sont établies depuis des décennies: 83 % depuis plus de 20 ans, et même près Dune sur deux depuis plus de 40 ans. Souvent, les personnes qui vivent sans partenaire ne souhaitent pas entamer de nouvelle relation. Environ la moitié des personnes seules excluent par principe toute nouvelle relation de couple. Le fait de vivre seul une fois la vieillesse venue relève donc souvent d’un choix de vie autodéterminé et ne doit pas être automatiquement assimilé à la solitude. 

Une personne sur trois déplore un manque de compagnie

Malgré un niveau globalement élevé d’intégration sociale, 36 % des personnes de 60 ans et plus déclarent se sentir insuffisamment entourées, au moins de temps en temps. Par extrapolation, cela correspond à plus de 800'000 personnes en Suisse. Environ 140'000 personnes âgées déplorent un manque fréquent de compagnie. La solitude ne se manifeste pas seulement par l’absence de compagnie, mais aussi par un sentiment d’exclusion ou d’isolement. La solitude chez les personnes âgées n’est donc pas un phénomène marginal, mais touche une part importante de la population. 

Sans partenaire, le risque de solitude augmente

Les personnes ayant perdu leur partenaire ou vivant séparées sont particulièrement touchées par la solitude. Alors que 69 % des personnes mariées ne ressentent presque jamais le manque de compagnie, cette proportion est de 51 % chez les veufs et les veuves. À l’inverse, 11 % des personnes veuves déclarent manquer souvent de contacts sociaux, contre 3 % des personnes mariées. Les personnes divorcées ou séparées font également état de sentiments d’exclusion nettement plus fréquents. L’enquête met en évidence un lien clair entre faible revenu et solitude. Les résultats montrent que la solitude dépend moins de l’âge que de la situation de vie. 

Les rencontres peuvent prévenir l’isolement

Les relations de couple constituent une ressource sociale importante, mais ce n’est pas la seule. Les amitiés, la famille, le voisinage, les associations et l’engagement bénévole contribuent de manière significative à favoriser les contacts sociaux et le sentiment d’appartenance. Du point de vue de Pro Senectute, il est donc particulièrement important de proposer des possibilités de rencontre facilement accessibles et abordables:
«Là où la solitude se manifeste, il faut des possibilités simples et abordables de se rencontrer, d’échanger et de participer à des activités communes. Grâce à nos consultations, nos offres de loisirs et d’activités de groupe ainsi qu’à  nos lieux de rencontre, nous créons dans toute la Suisse des possibilités concrètes de participation sociale et apportons ainsi une contribution importante à la lutte contre la solitude des seniors», déclare Alain Huber, directeur de Pro Senectute Suisse.

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